Docteur, j'ai mal au dos...

S’il y a une raison pour laquelle nous (chiropraticiens) sommes souvent consultés, c’est bien le mal de dos. Bien sûr, il existe tout un éventail de thérapies que vous connaissez probablement déjà pour soigner un mal de dos, particulièrement si celui-ci est d’origine traumatique (chute, étirement ou claquage, faut mouvement, compensation chronique). Cet éventail comprend les ajustements chiropratique (craquements), les thérapies musculaires et exercices de réhabilitations. Ces différentes modalités sont efficaces, tant que la cause se trouve dans les exemples mentionnées ci-haut.

Par contre.

Saviez-vous que le bon vieux mal de dos peut-être beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît en surface?

Le stress chronique peut-être un facteur contribuant à vos douleurs lombaires.  Vos glandes surrénales doivent produire du cortisol afin de réguler votre glycémie afin d’avoir du glucose nécessaire à votre réaction de fuite ou de combat.  Ceci aura comme résultante de sensibiliser certaines zones réflexes situées dans le bas de votre dos. Certains muscles également au niveau de vos jambes sont en lien étroit avec les glandes surrénales. Ces muscles s’attachent au niveau de votre bassin, et comme le corps forme un ensemble et que le bas du dos n’est pas trop loin, revoilà la douleur lombaire.

L’hydratation joue également un rôle important dans la lombalgie.  Le Dr Fereydoon Batmanghdlidj, MD, mentionne que «  la déshydratation cellulaire chronique du corps constitue l’étiologie primaire des maladies douloureuses et chroniques » . On estime également que l’homme devrait en moyen boire 1L/50 livres de masse corporelle. Et non, le café, le thé l’alcool, les boissons énergisantes et autres boissons sucrées de sont pas hydratante. Bien sûr elles contiennent de l’eau. Mais est-ce que l’effet est le même sur le système que celui d’un verre d’eau ? Absolument pas. Essayez de vous hydrater avec du café, vous m’en donnerez des nouvelles.  De plus, les psoas, qui sont des muscles stabilisateurs extrêmement importants, sont en lien avec les reins. Si vos reins n’ont pas l’eau nécessaire afin de maintenir une pression oncotique normale afin d’éliminer les toxines du corps, la lombalgie peut alors se pointer le bout du nez.

Finalement et non le moindre, les intolérances alimentaires. Les abdominaux, fondation de votre « core », de votre stabilisation, sont en lien eu avec le petit intestin, cet organe mal-aimé des Nord-Américains.  Un aliment causant une inflammation chronique de la paroi intestinale pourrait éventuellement avec une répercussion sur vos abdominaux. Aussi, la valve ilio-caecale, petit sphincter situé dans le cadran inférieur droit de la région abdominale, est particulièrement sensible à l’état de votre système digestif. Un problème avec ce dernier pourrait influencer le muscle iliaque ou psoas mineur, souvent oublié dans une évaluation musculaire.

Voilà qui dresse une vue d’ensemble des différentes possibles étiologies de la lombalgie. Voyez-vous encore votre bon vieux tour de rein de la même façon?

Je termine avec l'imagine la plus générique possible de lombalgie. La prochaine fois que vous en verrez une senblable, peut-être verrez-vous plus loin que l'entorse lombaire classique!

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